Que fait-on sur les réseaux sociaux ? ( Cours Veille et Intelligence marketing)

IMG_0359Un cours et un projet

Le cours est organisé autour d’un projet d’étude par questionnaires des pratiques des réseaux sociaux :

Quatre questions génériques :

  1. Quelles sont les réseaux que vous utilisez ?
  2. Qu’allez-vous y chercher ? Quels avantages ? Quels bénéfices ?
  3. Que dévoilez-vous de vous?
  4. Comment vous protégez vous ?

Processus d’étude

  1. Pour chacune des questions, génération de plusieurs dizaines de propositions d’items
  2. Sélection et reformulation
  3. Pré-test : le questionnaire est ici
  4. Sélection et additions
  5. Premier  recueil de données ( jeunes de 18 à 28 ans – 300 personnes)
  6. Premières analyses : analyses factorielles et typologies
  7. Reformulation des échelles
  8. Second recueil avec sponsors ( échantillon représentatif)

Ressources

L’inspiration de départ vient de l’étude UM  Wave.

Pour l’analyse avec r :

  • Pour la méthode iclust

Nouvelle formes de Marketing

17039872067_cf7f22e4a8_kCe cours est donné dans le cadre de la Licence 3 à l’UFR SEGMI à Paris Ouest et du Master 1 AINI. Partant des nouveautés dans les modes de consommation largement induites par les technologies de l’information mais aussi la fragmentation des marchés et de leur identités culturelles et morales, ce cours vise à explorer la réponse marketing des entreprises et leurs innovations au travers d’études de cas.

Les étudiants auront à écrire un essai après avoir choisi un cas et s’être inscrit ici .

Il se présentera sous la forme d’un document de 8000 signes, organisé autour d’une problématique précise; 5 à 8 liens significatifs devront être mentionnés dans le texte, deux ou trois références bibliographiques devront enrichir la bibliographie ( livres et ou articles de revues dites scientifiques). Une illustration photographique sera proposée. L’ensemble doit prendre la forme d’un article long de blog. Il m’est envoyé par mail en format PDF, avec la mention #NouvellesFormesdeMarketing dans l’objet du mail. Cela doit être envoyé pour le 1er Janvier 2017 à minuit.

Le travail est individuel.

Le thème général pour la session 2016 portera sur le marketing des plateformes, et s’appuiera en partie sur le livre « Plateformes : Sites collaboratifs, marketplaces, réseaux sociaux… Comment ils influencent nos choix« . Il s’agira pour les étudiants de choisir un cas de plateformes (Airbnb, Blablacar, Etsy, Zillow, Taskrabbit, Drivy, A little market, Upwork, Mutum, Uber, Amazon, Flipkart, Didi Chuxing, Foodora, Le bon coin, Deliveroo, Frizbiz, Ali baba, etc… ) et de s’attacher à un problème de marketing qu’elles rencontrent : fixer un prix pour Uber, définir une politique de modération pour twitter, un mécanisme de résolution des litiges pour Airbnb, une indication de prix pour Blablacar, un système de recommandation pour Netflix ou la gestion des commentaires par Booking.

Le découpage du cours suit les grandes problématiques marketing

1- introduction : tendances de la consommation et modèle de plateforme

  • tendance de consommation : voir présentation ci-dessous
  • Modèles de plateformes : les slides  et une vidéo.

2 – Segmentations et versants de marché

  • Segmentation par avantages recherchés ( à partir de l’étude UM Wave)
  • Marchés multi-versants et marchés d’appariement
  • dynamiques de populations

3 – La relation à la marque et son positionnement dans l’espace digital

  • Points de contact et interactions multicanal
  • Réclamation et gestion des litiges

4 – Les systèmes d’influence et de discipline des consommateurs

  • CGU, modération, trolling et sanctions
  • Les systèmes de notation et d’avis
  • Nudge et gamification

5 – La gestion d’une production et d’une distribution à la demande. Simplicité.

  • Echelles et densité : la gestion du crowdsourcing
  • Systèmes de recommandation
  • le role du machine learning (La valorisation des photo de Flickr)

6 – Les mécanismes de pricing

  • Le surge pricing de Uber
  • Les modèles d’enchères
  • Les modèles conventionnels
  • Problèmes de discrimination.

Présentation d’introduction :

 

 

La voix des bots ouvre les marchés

hal-mortDans 2001 Odyssée de l’espace, la conversation finale entre l’homme et Hal,  l’intelligence artificielle, ne passe pas par un écran, des diodes, un visuel plan souvent et rarement holographique, mais par la voix fût-elle synthétique.

Si depuis les années 80, en  débutant l’histoire avec le PC – même si  l’écran de cinéma et le petit écran de la télévision ont converti les masses depuis bien plus longtemps – l’écran se décline dans toutes les tailles et des épaisseurs de plus en plus fines, s’équipant d’une sensibilité tactile et par conséquence ouvre les voix de l’intelligence. Cet écran favorise l’image, unique ou fragmenté, ainsi que le texte, l’écrit. La conversation demeure épistolaire. Les textos sont des télégrammes.

L’avenir de la conversation avec les machines risque de quitter l’écran pour rejoindre le régime de conversation le plus universel et le plus fondamental : la vocalise. Le premier des médias, avec la lumière, c’est une onde qui parcourt l’air. Une vague qui s’élance des lèvres pour faire vibrer l’oreille interne puis être convertie en crépitement électrique dans les réseaux du cortex. Babiller. Parler.  Il faut à un humain guère plus de 2 ou 3 ans pour s’y mettre. Et encore, l’art des vagues peut ne rien dire et se concentrer sur la forme même de l’onde, c’est la musique et ses langues.

De manière plus prosaïque, les technologies nouvelles du #deeplearning en permette de nouveaux développement, à l’instar de la technologie Wavenet proposé par une des filiales d’Alphabet – DeepMinds ( et on recommande de lire tout le post et même la publication).

L’application la plus évidente est naturellement celles des livres parlants, de l’audio description pour aider les mal-voyants. Le vaste marché des centres d’appel et de relation client est concerné au premier titre, car automatiser une grande partie de la tâche par des agents conversationnel (incarnés dans une voix plutôt qu’une image) promet des gains de productivités considérable. On peut l’élargir sans hésiter à l’ensemble des ATM et autres bornes interactives. Ces technologies concerne aussi les médias où l’on imagine des bulletins de nouvelles et de météo générés par des intelligences virtuelles et lues à la radio par des speakers synthétiques. Mais surtout, il y a deux vastes marchés potentiels où l’interface fondamentale est liée au son et la voix. Il s’agit de manière évidente celui des autos et autres véhicules  autonomes. C’est le moyen de donner au passager un moyen de contrôle de l’ IA qui le conduit, ne serait-ce que lui ordonner de s’arrêter – bref un safeword. L’autre est plus proche de nous , c’est celui- des interfaces telles que Echo d »Amazon , Siri de Apple, ou son analogue Everywhere chez Google. Parler est souvent le moyen le plus simple de commander. Ce type d’ interface a vocation à s’enrichir, ne serait-ce que par la coordination des objets connectés au domicile ( ordonner par son intermédiation la température souhaitée de la pièce). Il y a encore bien d’autres marchés, c’est une question d’imagination. Le point essentiel c’est de comprendre que les interfaces audios représentent un espace encore inexploré : pour demander qu’on nous passe le sel, on ne s’envoie pas de texto, on vocalise. L’informatique d’hier fonctionne au doigt et à l’oeil, celle du futur proche aura des lèvres et des oreilles.

PS : cette petite note a été suscitée par des questions d’Atlantico à propos de WaveNet. Elle rejoint d’autres interviews dans le même titre et des sujets similaires :