Question de grid – de l’électricité à la finance

On évoque depuis longtemps des smart grids qui sont amenées à révolutionner l’industrie de l’énergie en disposant sur le réseau des dispositifs de traitement de l’information, comme des compteurs intelligents, qui permettent aux appareils connectés de s’ajuster aux conditions techniques et économiques du réseau et de l’environnement proche. On imagine les cellules photovoltaïques dialoguer avec le compteur général pour « pricer » une projection de revente au moment où les propriétaires seront absents et auront activé un plan minimal de consommation. Pour établir le deal il est nécessaire que l’agenda de nos gentils propriétaires, les prévisions météo, le système de maintenance des panneaux solaires et le réseau de transports de l’électricité se soient mis d’accord sur un volume et un prix.

On en attend une réduction de la consommation de l’ordre de 20 à 30%, un lissage de la demande qui réduisent les points et les ruptures, ainsi que les coûts pour les consommateurs. C’est le secteur de l’énergie électrique qui est au centre de la lentille d’observation. Réduire les pics, remplir les heures creuses, mais servir aussi l’énergie quand elle est souhaitée, par un système qui n’est certainement pas planifié, mais qui n’est pas tout à fait un marché, plutôt une manière organique de s’ajuster aux variations. Cette approche de grille intelligente, résumée dans la faculté des nœuds à prévoir l’état de leurs correspondants, l’absence de lieux de coordination centrale, et une infrastructure informationnelle point à point, est ainsi sensée optimiser la production et la consommation électrique.

Un tel système au fond s’applique potentiellement à tous les réseaux qui convoient une matière mais simultanément peuvent rendre compte de l’état de la production, du transport et de la consommation de cette dernière. Un double flux, et une cybernétique généralisée. La finance personnelle en est sans doute un des champs d’applications les plus intéressants.

Un des réseaux les plus remarquables est le réseau de Western Union qui associe les terres d’émigrations à celles d’immigrations, contrebalançant le flux des populations par un flux de redistribution des richesses. Je ne suis pas sûr que le partageable soit équitable, mais les dispositifs d’échanges semblent instructifs. Ces flux d’ailleurs empruntent de plus en plus la voie de l’internet et des télécoms : le transfert d’argent par mobile est un des services les plus en vogue.

Ces flux répondent à d’autres instructions financières dont on a l’habitude. Et certains dans le domaine innovent réellement, un projet tel que friend clear qui tente d’opérer dans un domaine vaste mais obscur des prêts et avances entre proches, celui qui ailleurs se retrouve dans la traditions des tontines, en est un bel exemple. Sans compter le twitter des dépenses, Blippy qui est sans doute l’embryon des systèmes futurs de publication de l’information.

Dans tous les cas ce qui apparaît évident est que l’argent est comme l’électricité, moins une contrainte, un ascèse ou une économie, que le lubrifiant des activités à accomplir qui ne peuvent se satisfaire de manque de liquidité. Dans un tel système, l’extrême demande peut faire venir de grands risques. Etêter les crêtes de risque pour assurer un financement constant et raisonnable des activités semble un objectif raisonnable : celui de mener de manière fluide et sûre vers les demandeurs un flux de financement suffisant, dont le volume faible n’est pas forcement satisfait par les institutions centrales. Ce n’est pas pour rien que le micro-crédit est apparu.

Les marchés financiers n’ont pas produit cette grille intelligente et modérée. Bien au contraire ils ont démontré leur capacité à se constituer en bulles qui explosent sans qu’on soit en mesure de deviner les carnages. On ne supprimera pas la finance, et l’intéressant est de découvrir d’autres canaux d’intermédiation plus efficace, moins dans la valeur espérée que la faculté d’adoucir tous les risques, en assurant la livraison de cette énergie de l’entreprise qu’est l’argent.

Dans tous les cas, électricité ou monnaie, à l’heure où l’internet non seulement devient mobile, mais concerne de plus en plus les objets, il va devenir utile de s’interroger sur ces nouvelles formes de régulation de l’économie qui échappent à l’institution et au marché, à la planification et à la centralisation des flux. Une forme organique, locale, auto-organisée, des échanges économiques qui de plus en plus ne pourront plus être analysés dans le forme simple de l’échange d’un bien contre de l’argent, mais d’un échange accompagné de sa publication, d’une production d’information qui en assurera le contrôle.

Google trending : le marketing est-il en train de mourir?

M’exerçant à quelques Google trending afin de compléter un article sur le rôle institutionnel des technologies de l’information, je découvre quelques tendances surprenantes même si peu étonnantes.

La première interrogation concernait l’évolution des préoccupations en matière de CRM (en bleu). Avec un peu de surprise on constate une décroissance relative des recherches sur le sujet, et en même moment un accroissement de l’offre. L’intérêt s’est tourné ailleurs vers le Web 2.0 (en jaune), mais même pour ce thème un relatif désintérêt est observable. Le vrai sujet est celui des médias sociaux (en rouge). C’est ce que l’on recherche, et c’est ce dont on parle. Dans ces données, on ne trouve qu’une confirmation de ce que l’on savait plus ou moins.

Approfondissons l’analyse et testons cette idée que le client a pris le dessus sur le consommateur. Les deux mots marquant deux modèles de pensée : le marketing s’est intéressé essentiellement à la figure du consommateur (bleu) alors que le CRM fait du client (rouge) son obsession. Nous nous attendons donc à ce que ces deux thèmes fassent l’objet d’un intérêt décroissant, cette décroissance étant moindre pour la figure du client. Et ce n’est pas le cas. Le client est un objet de recherche croissant, est-il encore un grand inconnu?

Pour le moins, car soyons prudent ces statistiques sont lexicales et ne sont pas sémantiques (vivement que Google améliore ses analyses et nous donne plus de contrôle sur la production des statistiques ! – au passage notons que nous prenons la plus longue période possible sur l’ensemble des domaines, privilégiant ainsi l’usage de l’anglais), ce n’est peut être pas plus un changement d’objet qu’un changement de vocabulaire qui s’opère.

C’est cette remarque qui nous conduit à tester une autre comparaison. La définition classique du marketing est bien cet ensemble d’activités destiné à satisfaire les attentes du consommateur. Quelques préoccupations récentes portent sur la question du bonheur. Pourquoi ne pas comparer ces deux termes (le bonheur en rouge et la satisfaction en bleu), et tant qu’à faire inclure cette idée au centre du CRM et de la relation, celle de la fidélité (jaune). Les résultats sont éloquents, le bonheur est l’objet de toutes les recherches et la satisfaction est de moins en moins un sujet de préoccupation. La fidélité semble stagner.
Mais comme dans les graphiques précédents l’offre s’accroit pour tous les paramètres.

Il est bien difficile d’interpréter ces données qui reflètent d’une part le volume relatif des requêtes, et d’autre part celui des news. On peut comprendre que le désintérêt pour le marketing et la satisfaction résultent d’une victoire, ces notions sont désormais acquises et ne présentent plus aucun mystère. Mais en même temps, on ne peut que s’interroger pour cette préoccupation croissante pour la question du bonheur qui marque au fond l’échec du marketing.

La corrélant à cette appétence pour le fantasme des médias sociaux, on est obligé de se poser d’abord la question de la mort du marketing, par son incapacité à résoudre au sein de ses paradigmes transactionnel et relationnel, l’aspiration et des firmes, et de leurs récipiendaires, et ensuite celle du véritable enjeu de la consommation, une activité sociale qui vise moins à satisfaire des besoins plus ou moins bien classifiés, qu’à produire dans le rapport à l’autre, cette chose à laquelle depuis les grecs, bouddha et quelques autres, nous pensons sans relâche, une idée du bien qui apporte le bonheur plus que la satisfaction.

C’est peut-être chez Shopenhauer que nous pourrons ressusciter le marketing.

L’espace digital est celui de la rue .


Difficile de ne pas faire le parallèle entre l’art (le graffiti) , le sport (le skate) et les techniques de marketing (street marketing) . Dans les trois domaines la rue est devenue le terrain d’opérations. Rappelons-en quelques principes.

Le premier est sans doute le caractère performatif. L’art contemporain nous a désormais habitués à se contenter de l’exploit. Le geste. Ne s’enfermant dans aucun objet, il se dissiperait dans l’éphémère s’il ne s’accompagnait d’autres dispositifs. Mais n’anticipons pas. Ce caractère performatif, phatique, est nécessairement situé dans le temps et l’espace. Ce n’est rarement un acte abstrait comme un kata de judo ou un pas de danse, dont le langage peut s’exprimer n’importe où, dans l’universel. La signification de la performance se construit bien souvent dans le rapport de l’espace qui l’abrite et du geste qui le suscite. Le marketing évènementiel et en particulier cette variété qui prend la rue pour scène s’apparente pleinement au langage de l’art de performance. Naturellement le spectaculaire, la chose qui se donne à voir, l’inattendu, le surprenant, sont au cœur du dispositif mais ce n’est pas le point important.

C’est le hors cadre qui l’est, l’image sort du tableau, le skateur s’échappe de son parc, et la publicité se colle aux murs nus de la ville fuyant les panneaux qui lui sont réservés. Dans l’art, le sport ou la publicité on sent cette même pulsion du free, qui se définit moins comme une liberté de faire, que le refus d’être contingenté à un espace défini. Du même coup l’action du corps, celle du beau, où la simple parole hagiographique s’inscrivent dans le même plan que celui de l’ensemble de la société. Aucune différence entre ces parole et celle de tout un chacun. Il faudra s’interroger sur la signification de ce fait.

On notera enfin que dans cet art mineur, et nouveau, de la publicité qu’est la publicité virale on retrouve le même mouvement. Les objets sont fondus dans le commun de la production de la société au point qu’on recherche même la malfaçon, le fake, cet amateurisme qui marque l’esthétique du flux d’images dans lequel se glissent ces messages. La mise à plat s’accompagne ainsi d’une dés-esthétisation, de la même manière que le graffiti renonce aux maitrises graphiques, travaillant la naïveté et l’improvisation, que le théâtre de rue renonce à la beauté des costumes, et que le sport des rues abandonne les uniformes héroïques pour en porter de plus commun.

Le performatif, le hors-cadre, la mise à plat, la dés-esthétisation sont quatre mouvements qui semblent donc frapper les mouvements parallèles de l’art de la rue, du sport urbain et de la communication. Ce qui est intéressant est que ces traits de caractère se poursuivent dans l’espace digital au travers notamment des nouvelles techniques de la vidéo virale, du blog de marque, des pages de fans.

Un cinquième principe peut encore être identifié. Dans le street art une constante est que sortie du cadre, des-esthétisée, nivelée, l’image ne garde le spectaculaire et le durable que dans sa répétition. L’œuvre de Mesnager ne se réduit pas à ces silhouettes blanches et anatomiques mais à leur répétition, leur multiplication. Il ne s’agit pas d’un ensemble d’œuvres mais d’une même œuvre qui vit dans la population de ses manifestations. Certaines disparaissent d’autre naissent, la permanence est dans la troupe qui sillonne la ville, mourant et se reproduisant.

De même dans le skate-boarding, aucun juge en nul endroit n’établit la performance, ne la saisit et ne l’immortalise. Il n’empêche que chaque Crew filme l’exploit, le diffuse et le reproduit dans les méandres du net. De même que les artistes de la rue photographient et rediffusent sur flickr et ailleurs. Un double mouvement de reproduction, reproduction dans l’espace d’expression, redoublement de cette reproduction dans l’espace de la reproduction, l’espace digital. Une reproduction sans contrôle qui s’abandonne au destin des altérations, des détournements, des transformations. Mais peu importe l’unité est dans la population, dans une écologie qui maintient le taxon au travers du flux de ses spécimens. On peut trouver là la spécificité de la communication virale, qu’elle passe par la forme des vidéos, par celle de jeux en chaines, des flyers envolés au vent, des logos en stickers (la marque 64 en a fait un bel usage).

Nous aurons presque fait le tour des caractéristiques de ce qui constitue une nouvelle forme de communication qui dénie le modèle canonique de l’émetteur, du récepteur, du canal, et du message. Et l’on ne peut être qu’étonné de la convergence des pratiques artistiques, sportives et publicitaires. Il reste à les expliciter, à leur donner un sens.

Contentons-nous ici de souligner cette convergence et de la caractériser. Le message, l’œuvre et le geste, ne sont plus des objets isolés, uniques, sacrés, magnifiques, mais se présentent comme une population qui se répand dans l’espace commun sans prétendre à des positions privilégiées. C’est la reproduction d’un motif obsédant qui fonde son existence. Confondu dans l’environnement, ne prétendant à aucun symbole distinctif, usant d’une parole et de forme populaire, son spectaculaire se fait moins dans l’action d’éclat que la répétition dans l’ordinaire d’une marque singulière.

Bien évident ces propriétés se renforcent l’une l’autre. La dé-magnification favorise la reproduction, la reproduction adoucit la cruauté d’un espace commun qui sans cesse efface et abime. Le performatif fait saillir l’idée des murs. Et l’exception abandonnée se retrouve dans son appropriation. Le message se libère des canaux, de la tyrannie de son émetteur et de la versatilité de ses récepteurs.

Le plus remarquable est que ce mouvement de la rue est le même qui se forme dans l’espace digital. Celui-ci est finalement celui de la ville, un espace sans espace, celui qui nait au coin d’une rue et se reforme à un autre. Un espace infiniment décentré, un espace qui se forme dans la superposition de l’ensemble des espaces. Nous pouvons dessiner la carte d’une ville, de la même manière qu’on dresse celle de l’espace digital, mais en fixant la topologie nous perdons l’idée que l’espace ne prend forme et sens qu’à partir du sujet. L’espace véritable est celui que se construit le sujet, un espace très local, fruit de multiples appropriations.

Nous pouvons alors mieux comprendre la nature de ces nouvelles communications qui répondent moins à la logique de la diffusion, fusse-t-elle virale ou bouche-à -oreille, qu’à une logique de l’appropriation et de la réappropriation. Cette nouvelle communication est une écologie. En s’abandonnant à l’espace commun elle fait que les messages soient appropriables, perdant le contrôle sur ses formes, elle maintient cependant un contrôle par celui de leur population.

Si nous devons mieux penser ces modes de communication qualifiées de virales, il faudra donc moins s’intéresser à la logique épidémiologique, celle du bouche à oreille, qu’à la propriétés des virus de muter, et par conséquent, tout en conservant une forme générique, de s’ajuster aux populations qu’ils visitent, de se propager en dépit des barrières qui lui sont opposées. En se fondant à la foule, ils renoncent à une forme unique, se condamne à varier sans cesse, mais gagnent.

Puisque nous sommes dans les paraboles biologiques, soulignons que celle de l’ADN des marques est aux antipodes de notre analyse. Quand certains publicitaires croient trouver dans l’image du code génétique une sorte d’essence de la marque, c’est justement dans les variations du code que se trouvent les conditions de sa survie. L’aptitude de varier en fonction des conditions locales est le facteur fondamental de la propagation.

Le propre de ces nouvelles formes d’art et de sports urbains est bien d’avoir abandonné le principe d’une œuvre-objet, pour celle d’une œuvre-population, celui d’un art savant pour un art populaire, celui d’un marbre inaltérable pour des ritournelles reproductibles. Le propre des nouvelles publicités qu’elles se fassent dans la rue ou l’espace digital est moins dans leur qualité d’expression et la justesse d’exécution que dans leur appropriabilité et la plasticité de leur reproduction.

PS : avec quelques risques…

Vlogging : l’effet de réalité?


De toutes les transformations du web, la vidéo est sans doute une des plus impressionnantes. Elle prend des formes multiples, l’apparition de Youtube et Dailymotion en est la plus apparente, la propagation des vidéos clips a capté largement l’attention. Mais c’est le Vlogging qui est le plus intriguant.

Évoluant dans son ton et son format, le message vidéo réalise aujourd’hui le vieux fantasme de la camera stylo, concept inventé par Alexandre Astruc en 1948 , et les idées d’un Jean Rouch et d’un Edgard Morin en 1961 dans leur idée de cinéma-vérité, incarnée dans le film “Chronique d’un été”.

Le neuf réside moins dans la technologie, même s’il faut rendre successivement hommage à Nagra, Arriflex , à la betacam puis la Handycam, pour, dans la préhistoire de l’internet, avoir fait que le concept d’écrire directement l’image et le son puisse se réaliser. L’image n’est plus une affaire d’équipe mais une action que chacun peut entreprendre, aussi simplement qu’avec un stylo et du papier…le talent faisant la différence ensuite. Ces techniques se sont moins mises au service de la fiction qui dès la naissance du cinéma a engagé des moyens industriels, qu’à celui du documentaire, et plus encore au service d’une réalité subjective, que l’on confie aux journaux intimes.

Le neuf réside bien dans la diffusion d’images personnelles, authentiques et sincères. Le Vlogging en est désormais l’expression : user du son et de l’image pour communiquer se fait ainsi aussi simplement que de répondre à un courrier. Rien de très original dans ces observations, sauf à s’interroger sur la nature du média. Quel impact ?

On peut penser que ce type de communication est plus efficace, puissant, persuasif que les textes et les images statiques. C’est le secret sans doute de la télévision et de son succès universel. Il reste à s’interroger sur les raisons de cet impact. On doit s’y interroger d’autant plus qu’on connait depuis longtemps le caractère trompeur et les intentions stratégiques dans l’image.

Quelques-unes viennent à l’esprit. La première est économique: l’effort est moins élevé que l’effort de lecture. Vive les couch potatoes! C’est l’argument du TAM. Une seconde peut provenir du principe de crédibilité de la source: l’image et le son réalisent un simulacre de réalité qui donne plus de vérité au message. Une troisième raison est la force de l’engagement, quand l’émetteur du message est inclus dans la communication, il crée un lien que le narrateur masqué élude dans l’écrit. D’autres raisons peuvent être invoquées, on invite les lecteurs à les proposer.

Pour notre part, nous nous arrêterons ici à cette simple proposition : dans un univers communicationnel médiatisé par les machines, le message vidéo recrée un lien dont les vertus sont l’authenticité, la confiance, l’engagement, quelques-uns des critères qui fondent les conditions de la conversation juste, tel que le pense Habermas et que reprennent à leur compte d’autres.

Quoi que l’on puisse rester sceptique, quelle vérité dans le simulacre? Une telle proposition doit être éprouvée à l’aune de ce qu’un Barthes a appelé l’effet de réel et dont jouent les réalisateurs, maîtres de notre culture. Car l’effet du réel ne vient pas tant de la technique, que de son appropriation culturelle. L’image et ses techniques n’évacuent pas la question du sens, qui s’il se construit par et dans les procédés, requiert des conventions communes pour être efficient.

La camera stylo, aujourd’hui le Vlog, offriraient ainsi un ensemble de conventions qui assurent le dialogue et forment l’espace public. D’un point de vue pratique, la culture du reality show!

PS1: Le billet n’a pas abordé la question de l’usage par les entreprises, pour y réfléchir un coup d’œil à la Web TV d’orange est intéressant! Et rappelons la belle expérience du Wiki client PS2: Et pour ceux qui ont le temps, la belle étude de Michael Welsh :