Globalisation : the platform era

10220428155_26a0ec68e2_bThis presentation is prepared for the seminar “Management a Global World -Roadmaps for the Future” organized by the FNEGE. Paris September 2015.

The goal is to demonstrate the role of new kinds of organization and business models in the new modality of globalisation and how they disrupt global markets as do Uber, Alibaba, Amazon, M-Pesa, AirBnB, etc… and challenges for society.

 

La révolution client n’est pas finie !

The intricate Matrix
C’est un mouvement qui est né dans les années 90, et a trouvé au virage du millénaire un nom et des techniques : le CRM, la pratique d’une stratégie orientée vers les clients, n’a pas fini d’évoluer. La révolution du client se poursuit.
Elle conserve la quadruple raison deson intérêt : a) le CRM réduit les coûts de gestion de la relation client b) il améliore les services délivrés c) il renforce la qualité de la relation d) il permet d’exploiter au mieux les sensibilités aux prix et à la qualité en personnalisation les services et la relation qui les portent.
Aujourd’hui elle trouve dans le Cloud et le Big Data de nouvelles perspective et une nouvelle promesse des données. Plus que connaître les grands volumes de données permettent d’agir et d’ajuster les décisions les plus microscopique : gagner quelques cents sur des centaines de millions d’interactions.
Ce volume provient de sources diverses : du babillage de notre smartphone qui échange continuellement avec les antennes fournissant une date et une localisation, mais aussi du mouvements des fluides que l’on consomme dans la maison et dont bientôt le détail sera connu à la seconde, il peut s’agir de la voiture, de notre santé, de nos activités. Il vient aussi de ce vaste mouvement de dématérialisation qui fait des factures, des contrats, des polices, des relevés de comptes la matière de nouvelles données.
La dimension sociale des données s’est désormais bien établie. De vastes réseaux sont identifiés, on en découvre la dynamique, ils redéfinissent la qualité de la relation client sous l’angle de la participation et de l’engagement, faisant des clients les acteurs du marketing. Les encourager à partager l’information ou à militer devient soudain l’enjeu. Plus profondément il ne s’agit plus de gérer des rendements à coup de campagnes, mais de structurer l’audience et les médias qui la desserve. Une question d’architecture. Comprendre leurs complémentarités.
L’ampleur du mouvement, les changements d’échelles dans l’acquisition des données, portent à réflchir et parfois à militer. Cette idée du Berkam Center, le VRM, le mouvement de l’Open-data, les défenseurs de la privacy, contribuent aussi à dessiner un autre visage du CRM. On imagine des bases de données décentralisées que le consommateur contrôle et qui s’ouvre à volonté aux moteurs d’agrégation et autres crawlers. Un retour au P2P comme y ressemble Diaspora. Des coffres forts électroniques, des agents personnels cherchant sur le marché des offres ajustées. Après une ère de centralisation des bases de données va-t-on assister à une déconcentration extremes? Aux fermes de serveurs succéderont peut-être des milliards de serveurs personnels?
L’impératif du customer-centric qui se maintient depuis plus de vingt ans, trouve la nécessité de son renouvellement dans le développement des technologies supposées l’améliorer.

PS : le fil conducteur de l’intervention faite au Cercle du CRM

2012 : La pluie qui tombe du nuage.

Le rituel du temps pour une 2012ème fois résonne.C’est sur un fond d’inquiétude et d’incertitude que 2011 s’achève.

La crise a fait tremblé le capitalisme mais finalement peu touché le capital. Les entreprises réduisent la voilure comme à l’entrée de la tempête. Jamais autant on a eu besoin d’espoir. Et de cette croissance qui sourd dans les gains de productivité qu’une meilleure intelligence et des outils plus puissants permettent d’obtenir. On souhaite que 2012 soit l’année du retour de l’innovation.

Dans le vaste nuage électronique, il y a les ressources d’une année heureuse.
L’expansion des réseaux sociaux, la multiplication des plateformes, la densification des écrans, l’interconnexion des appareils et des hommes offrent à l’invention des ressources précieuses. Que ce soit pour vendre, pour maintenir des relations, pour s’éduquer, se soigner, prendre soin de ses biens, régler sa consommation, prendre des nouvelles des autres, des milliers d’applications et d’organisations sont encore à créer. Les données se comptent désormais en Tera et Péta. Ces nouvelles échelles sont à grimper!
Des formes nouvelles de consommation émergent, des formes nouvelles de commerce s’inventent, des formes nouvelles d’échange naissent et se transforment. Leur enjeu est celui du consentement à payer. Le socle commun a été financé par la publicité, l’esprit de la gratuité et la clairvoyance de l”Etat. Cela doit se poursuivre : nos chalutiers doivent tirer les filets du marché.
Une des sources de richesse qui en conduit l’expansion est celle qui depuis toujours fait notre richesse : la valeur de ce produit chacun monde et qui ne vaut rien sur le marché. La véritable valeur ne se révèle pas que par les prix, mais par ce temps gagné sur les choses que l’on fait, et que l’on consacre à des choses nouvelles. Nos idées, nos rêves, nos mythes, nos histoires, nos couleurs, nos musiques, nos images, nos poèmes, nos recherches.
Le temps. Mettre le plus de temps possible dans un temps limité. Celui de lire une page où les phrases, les sons, les images représentent autant de temps passé à les élaborer, autant de temps passé par nos amis à créer et qu’ils partagent le temps de les avoir lues. On peut avoir beaucoup d’espoir, sachant que les savoirs des autres tiennent dans le temps de nos vœux. Le temps, du temps, c’est ce qu’on souhaite à chacun, un temps commun.
Pour l’année de la crise, quelle ironie que ce vœu se forme dans une mise en commun alors que l’intérêt semble mener à la ruine. Espérons que tombe des nuages la pluie qui fait grandir les graines au printemps et qu’un beau soleil nous donne ses lumières.