Meilleurs voeux à nos amis et nos robots.

C’est l’usage, un plaisir mais aussi un moment inquiet : regarder en arrière ce qui a été fait et qui ne l’a pas été et voir devant ce qui devra être fait et ce qui n’arrivera pas. Mais balayons les inquiétudes, et regardons en souriant à l’avenir.
Marvin (PA)
Drôle d’avenir que celui que nous dessinent les technologies de l’information, Facebook s’empare de la première place au US, la reconnaissance faciale s’invite dans nos applications, les smartphones se greffent à nos corps mobiles et les robots non seulement investissent peu à peu nos maison mais dialoguent aussi sur nos écrans. On vient d’en évaluer quelques-uns récemment, et dans ces dernières heures de l’année une bonne nouvelle surgit des données : c’est l’humanité des artefacts qui nous incitent à les utiliser au fond.
En analysant finement les grilles de notation du jury, le modèle suivant semble avoir structuré le jugement *. Il fait apparaitre que l’intention d’usage des agents virtuels est déterminé d’une part par leur utilité – ce qui est au fond trivial même si cela correspond bien au modèle robuste du TAM, et par leur jouabilité : autrement dit par le plaisir immédiat que l’on tire de la conversation avec l’agent. L’utilité est elle-même fonction de la facilité d’utilisation et du sentiment d’efficacité du robot, là encore rien d’étonnant, sauf s’il l’on considère que cette efficacité supposée résultent du sentiment que le robot est aimable, amusant, chaleureux, sympathique, bref humain. Cette humanité semble aussi déterminante quant à la jouabilité et la beauté. 
Ces résultats sont provisoires naturellement, juste une esquisse d’un work in progress, ne sont pas incohérents avec ce que l’on sait déjà dans le domaine. Ils vont dans le sens d’une idée générale essentielle : nos machines ne sont pas admises dans la société par la seule force de leur efficacité mais par ce que nous leur prêtons une humanité faite de sollicitude et d’attention, d’affection, de sympathie et d’empathie. C’est au fond une bonne nouvelle.
Alors souhaitons pour cette année nouvelle, à l’heure où les technologies de l’information – mobiles- vont se répandre dans le moindre interstice de nos vies quotidiennes,  que nous soyons capables de donner aux robots les moyens de s’incarner, et de témoigner d’une sorte de théorie de l’esprit. Souhaitons qu’ils nous accordent toute la sympathie et la chaleur que nous attendons de nos amis.
* Sans donner trop de détail les données sont constituées des 92 évaluations de 21 agents virtuels formulées par les membres du Jury. Elles sont analysées par une séries d’analyse factorielles, et synthétisées au travers d’un modèle SmartPLS.